Société

Après la noyade de douze migrants, les autorités égyptiennes réclament des poursuites contre les réseaux de trafic d’êtres humains

Un drame s’est produit vendredi dans la région d’Abu Ghleila, à Sidi Barrani, à l’ouest du gouvernorat de Marsa Matrouh, en Égypte, lorsqu’une embarcation pneumatique transportant les corps de douze jeunes hommes s’est échouée sur la côte. Ces hommes ont péri en tentant désespérément de traverser illégalement la Méditerranée. Les premières constatations indiquent que les victimes étaient des adolescents et de jeunes hommes âgés de 13 à 28 ans, originaires de différents gouvernorats égyptiens. Ils étaient venus chercher une vie meilleure, mais leurs vies ont été tragiquement interrompues.

Les victimes provenaient des gouvernorats de Beheira, Gharbia, Dakahlia, Gizeh, Assiout et Qalyubia ; certaines étaient étudiantes. Le naufrage de cette embarcation de migrants clandestins, partie de pays voisins de l’Égypte et ayant entraîné la mort de plusieurs Égyptiens à bord, a relancé ce sujet sensible aux niveaux parlementaire et sécuritaire. Cette situation a conduit des parlementaires et des experts à réclamer des sanctions plus sévères contre les réseaux de passeurs et les mafias du tourisme opérant dans les pays voisins de l’Égypte, malgré le succès total du Caire à empêcher tout départ d’embarcations de migrants illégaux de ses côtes depuis 2016.

À cet égard, le capitaine de la marine marchande égyptienne Mohamed Naguib, spécialiste de la navigation, du transport maritime, du tourisme, des voyages et de la lutte contre l’immigration clandestine, a confirmé que le taux d’immigration clandestine en Égypte a atteint zéro pour cent. Il a toutefois expliqué que les Égyptiens qui meurent en Méditerranée franchissent leurs frontières pour rejoindre les pays voisins, où des réseaux les transportent ensuite par bateau vers des pays européens, notamment la Grèce et l’Italie.

  Une mère et son bébé font partie des 6 migrants africains qui se sont noyés au large des côtes italiennes

Le capitaine Mohamed Naguib a expliqué que depuis 2016, l’Égypte a constaté une coopération importante et remarquable entre les différents acteurs concernés pour lutter contre ce phénomène. Parmi les initiatives les plus marquantes, on peut citer la création du Comité national de coordination pour la lutte contre l’immigration clandestine, qui a élaboré un cadre global et intégré pour traiter cette question.

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