Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé jeudi l’octroi d’une aide supplémentaire pouvant atteindre 20 millions de livres sterling (26,87 millions de dollars) pour lutter contre l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo. Mercredi, on recensait 600 cas suspects et 139 décès présumés au Congo, ainsi que 51 cas confirmés en laboratoire, auxquels s’ajoutent deux cas en Ouganda voisin. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prévoit la poursuite de l’épidémie. Le ministère des Affaires étrangères a expliqué que ce financement permettra à l’OMS, aux agences des Nations Unies et aux ONG de renforcer la surveillance, de protéger le personnel soignant en première ligne et d’améliorer la prévention et le contrôle des infections.
L’Agence britannique de sécurité sanitaire évalue les itinéraires d’entrée au Royaume-Uni pour les voyageurs en provenance des pays touchés et a activé un programme de protection et de suivi sanitaire des personnes se rendant du Royaume-Uni dans les zones touchées pour y travailler. Le département d’État américain a annoncé mardi qu’il financerait jusqu’à 50 cliniques de traitement à déploiement rapide pour lutter contre Ebola dans les zones touchées du Congo et de l’Ouganda, où des cas ont également été signalés. Dans un communiqué, le département a déclaré que cette décision soulignait « l’engagement indéfectible de Washington à garantir une riposte efficace, rapide et collaborative entre les principaux partenaires humanitaires et sanitaires internationaux ».
Parallèlement, l’Organisation mondiale de la Santé a indiqué avoir acheminé par avion 12 tonnes de fournitures médicales, et que six tonnes supplémentaires étaient attendues. Les équipes médicales qui luttent contre la 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo signalent une pénurie de fournitures de base, allant des analgésiques aux motos pour le traçage des contacts, en passant par les masques, ce qui complique la lutte contre la maladie. La souche rare Bundibugyo d’Ebola s’est propagée sans être détectée pendant des semaines dans le nord-est reculé du Congo avant que les premiers échantillons ne soient testés positifs la semaine dernière. Les organisations humanitaires s’efforcent désormais d’acheminer des fournitures à l’Ituri, province en proie au conflit où l’épidémie a débuté.