Plus de 80 personnes, dont un nourrisson, sont mortes à bord d’une embarcation partie de Gambie avant d’être retrouvée au sud des îles Canaries après avoir dérivé en mer pendant près d’un mois. Selon la plateforme « Sur la piste des migrants » (SLTM), 128 personnes avaient embarqué début août. Seuls 45 passagers ont survécu à la traversée, tandis que cinq corps se trouvaient encore à bord au moment du sauvetage. Un avion de surveillance a repéré l’embarcation mercredi après-midi à environ 120 kilomètres au sud de Gran Canaria. Un navire de sauvetage est intervenu dans la nuit de mercredi à jeudi pour porter secours aux rescapés. En raison de la mer agitée, les sauveteurs n’ont pas pu récupérer les cinq corps restés à bord.
Les 45 rescapés, dont 44 hommes et une femme selon les premières informations, ont été conduits sur un quai de la municipalité de Mogán, où ils ont été pris en charge par les autorités et la Croix-Rouge. La plateforme « Sur la route des migrants » a rapporté que la Garde civile espagnole a confirmé que les marques relevées sur la coque de l’embarcation correspondaient à celles d’un navire parti de Gambie début août avec 128 personnes à bord, dont quatre femmes et un nourrisson. Des survivants ont confié aux équipes de la Croix-Rouge, lors de leur prise en charge, qu’ils avaient embarqué pour les îles Canaries au sein d’un groupe de plus de 100 personnes et que plusieurs passagers avaient péri durant la traversée.
Ce nouveau drame met en lumière les conditions extrêmement dangereuses des traversées de l’Atlantique entre les côtes d’Afrique de l’Ouest et l’archipel des Canaries, caractérisées par de longues périodes en mer et l’utilisation d’embarcations extrêmement fragiles.