Economie

Le chômage et les inégalités de classes en Algérie précipitent l’effondrement du pays

En Algérie, la classe ouvrière et les catégories vulnérables font face, depuis des décennies, à une crise de vie asphyxiante. L’écart abyssal entre les revenus et le coût de la vie annonce un effondrement total du pouvoir d’achat. Alors que les prix connaissent des hausses folles, le salaire minimum reste à des niveaux « dérisoires » qui ne couvrent même pas les besoins humains les plus élémentaires. L’allocation chômage, dont les jeunes s’étaient réjoui, n’a été qu’une « dose de calmant » qui ne soulage plus. Le montant, dont la valeur réelle ne dépasse pas 50 dollars par mois, est devenu à la fois objet de moquerie et de colère.

Par un calcul simple, cette allocation ne suffit même pas à acheter une paire de chaussures de sport d’une marque mondiale comme Nike, comment pourrait-elle alors permettre d’ouvrir un foyer ou d’entretenir un jeune au seuil de sa vie adulte, au milieu d’une inflation galopante qui touche le pain, le lait et les médicaments ? Avec l’invasion de la main-d’œuvre étrangère et la menace qui pèse sur l’identité démographique, alors que les jeunes souffrent du spectre du chômage élevé, une phénomène alarmant se répand dans la rue algérienne : la présence massive de travailleurs étrangers venus des pays d’Afrique subsaharienne, de Chine et de Corée. Cette « invasion » ouvrière ne se limite pas à concurrencer le citoyen pour son pain quotidien dans les secteurs du bâtiment et de l’agriculture ; elle a des répercussions sociales et démographiques profondes.

Avec la poursuite de la hausse des prix et l’accumulation de marchandises sur les marchés à des tarifs exorbitants, le citoyen se retrouve assiégé par un excès de problèmes sociaux et un manque criant de solutions gouvernementales efficaces. Entre un ouvrier qui perçoit un salaire dérisoire, un chômeur qui survit grâce à une allocation misérable et une main-d’œuvre étrangère qui concurrence les emplois, la question reste posée : jusqu’à quand le citoyen algérien pourra-t-il tenir face à cette équation impossible, sous le silence total de la bande au pouvoir dans le pays… ?

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