Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a réaffirmé son attachement au principe de souveraineté nationale, déclarant que son pays rejette toute pression extérieure. Cette déclaration intervient dans un contexte de polémique suite à l’annonce d’un réexamen de certains aspects du financement accordé à Dakar, après le durcissement par le Sénégal de sa loi anti-LGBT. Cette annonce avait été faite quelques jours auparavant par la ministre de l’Énergie de la Wallonie, Cécile Neven, ce qui a incité M. Sonko à réagir directement. Il a affirmé que son pays n’attendrait pas de décisions extérieures concernant la suspension du financement, ajoutant que le gouvernement sénégalais est prêt à s’adresser directement aux autorités compétentes pour exiger l’arrêt de ce financement s’il entre en conflit avec ses choix souverains.
Il a souligné que la souveraineté est une priorité absolue et que le peuple sénégalais doit disposer des moyens de défendre ses aspirations nationales. Concernant le système judiciaire, le Premier ministre a réitéré son appel à une accélération des procédures, pointant du doigt la persistance d’irrégularités qu’il a déjà condamnées. Il a exhorté la justice à faire preuve de fermeté et d’intransigeance, soulignant que la justice devait s’appliquer à tous sans exception, quelle que soit leur position. M. Sonko a expliqué que de nombreuses affaires étaient restées en suspens pendant longtemps, faute de mesures concrètes, ce qui, selon lui, a contribué à une baisse de la confiance du public dans le système judiciaire. Il a considéré le rétablissement de cette confiance comme un défi commun exigeant une action résolue de toutes les parties prenantes.
Sur le plan sécuritaire, et compte tenu des opérations militaires menées par l’armée en Casamance pour détruire les plantations de cannabis, le Premier ministre s’est dit ouvert au dialogue avec les groupes criminels impliqués dans ces activités, afin de s’attaquer aux causes profondes de la crise.