Economie

Carburant contre des détenus : un accord met fin à la paralysie de Bamako

Le Mali a connu une avancée significative dans sa crise sécuritaire et économique en début de semaine. L’Agence France-Presse a rapporté que les autorités maliennes ont libéré plus de 100 personnes soupçonnées d’appartenir à des groupes djihadistes. Cette libération s’inscrivait dans le cadre d’un accord non annoncé qui a permis aux convois de carburant d’atteindre la capitale, Bamako, après des mois d’attaques ayant perturbé l’approvisionnement et entraîné une paralysie économique. Depuis septembre dernier, les combattants du groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, avaient intensifié leurs attaques contre les camions-citernes, provoquant une grave crise qui a atteint son paroxysme en octobre dernier, lorsque l’activité économique de la capitale s’est complètement arrêtée.

Malgré une période d’accalmie, la crise a ressurgi début mars avec une grave pénurie de gazole, carburant essentiel au fonctionnement des centrales électriques. Cette pénurie a ravivé les souffrances des habitants, confrontés à des coupures de courant et à une flambée des prix. Des sources locales ont confirmé à l’AFP que la libération des suspects a été obtenue en échange de l’ouverture d’un « passage sécurisé » permettant aux convois de carburant d’atteindre leur destination. Les responsables de la sécurité ont expliqué que des « mesures d’extension » avaient été prises « dans le cadre de la paix et de l’unité nationale », sans préciser la nature de l’accord. Cet accord, intervenu pendant l’Aïd el-Fitr, a permis l’arrivée de cargaisons de carburant dans la capitale, entraînant une nette amélioration de la situation après que Bamako ait souffert d’une paralysie économique due à des pénuries d’approvisionnement.

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Parallèlement, des associations de défense des droits de l’ethnie peule ont signalé la libération de nombreux détenus appartenant à cette communauté, soulignant que la confusion entre les membres de cette ethnie et les groupes armés conduit souvent à des arrestations massives. Des sources communautaires ont confirmé que certaines des personnes libérées avaient subi des mauvais traitements pendant leur détention et cherchent désormais à rejoindre leurs familles, conformément aux accords conclus entre le gouvernement et les groupes armés.

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