Economie

Le Congo et la Chine renforcent leur coopération minière

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé la signature d’un accord avec la Chine visant à renforcer la coopération dans le secteur minier du pays, dans un contexte de rivalité internationale pour l’influence dans cette nation stratégique, riche en minéraux. Le Congo est le premier producteur mondial de cobalt et possède d’importantes réserves de cuivre, de lithium, de coltan et d’autres minéraux utilisés dans la fabrication de batteries. Les entreprises chinoises, notamment CMOC (603993.SS), l’un des plus grands producteurs de cobalt, ainsi que Zijin (601899.SS) et Huayou (603799.SS), dominent le secteur minier congolais. Pékin est également le principal créancier bilatéral du Congo.

Cependant, les États-Unis et d’autres pays, en quête d’approvisionnements en minéraux pour la fabrication de véhicules électriques et la transition énergétique, cherchent également à obtenir les faveurs de Kinshasa. Les exportations congolaises vers la Chine bénéficieront d’exemptions tarifaires à compter du 1er mai, dans le cadre d’une initiative regroupant 53 pays africains. Selon un communiqué du gouvernement congolais publié jeudi soir, le nouvel accord prévoit une coopération en matière de partage de données géologiques, de protection des investissements et de promotion de la transformation locale des matières premières au Congo. Il inclut également un mécanisme de suivi afin de garantir la conformité des projets avec la législation congolaise et leur mise en œuvre dans un environnement d’investissement stable et transparent.

Le communiqué souligne que le projet phare d’extraction de minerai de fer de Mifor, situé dans le nord-est du Congo, bénéficiera d’un soutien prioritaire de la Chine. « Les États-Unis seront certainement impliqués », a commenté Joshua Walker, du Groupe de recherche sur le Congo de l’Université de New York, au sujet du nouvel accord. « C’est une réponse claire à Washington ». L’administration Trump a signé un partenariat stratégique avec le Congo en décembre afin de dynamiser les investissements occidentaux, de réorienter ses approvisionnements miniers et de réduire la domination chinoise dans l’extraction et la transformation des minéraux essentiels. Depuis, le Congo a présenté aux États-Unis une liste de ses actifs prioritaires, tout en précisant qu’il rechercherait d’autres partenaires si l’accord avec Washington ne débouchait pas sur des projets concrets.

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