Economie

29 pays voient leur monnaie se déprécier : quel a été le prix de la guerre contre l’Iran pour l’Afrique ?

Avec le déclenchement de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, les tensions sont revenues dans l’une des régions les plus sensibles du monde, compte tenu des enjeux énergétiques et commerciaux internationaux. Les répercussions de l’escalade militaire ne se sont pas limitées à l’affrontement direct entre les belligérants, mais se sont étendues aux marchés, aux routes maritimes et aux réseaux commerciaux, affectant des économies très éloignées du théâtre des opérations. Cependant, comme c’est souvent le cas, les répercussions de ces crises ne sont pas réparties équitablement entre les nations du monde.

Si les grandes économies disposent d’outils financiers et de capacités de réserve qui leur permettent d’absorber les chocs, au moins partiellement, la situation est différente dans de nombreux pays en développement. En Afrique, en particulier, où de nombreuses économies dépendent des importations d’énergie et de matières premières et entretiennent des liens économiques étroits avec les États du Golfe, les tensions géopolitiques dans cette région deviennent rapidement une source d’instabilité économique. C’est là un paradoxe frappant de l’économie mondiale : les guerres qui éclatent dans les zones de conflit peuvent avoir des répercussions sur des sociétés éloignées qui n’y ont pas participé. Face à l’escalade des risques pesant sur les marchés de l’énergie et du commerce, une question plus vaste se pose : comment les effets de ces crises se répercuteront-ils sur les économies les plus vulnérables, et pourquoi l’Afrique semble-t-elle si souvent être la première à payer le prix de conflits qu’elle n’a pas contribué à créer ?

Toutes les routes maritimes ne sont pas d’égale importance pour l’économie mondiale. Rares sont les points de passage stratégiques capables de faire trembler les marchés internationaux en quelques jours, et le détroit d’Ormuz en est un parfait exemple. Ce passage étroit entre les côtes iranienne et omanaise est la principale voie d’exportation de l’énergie du Golfe vers le reste du monde. Environ 20 millions de barils de pétrole, soit près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole, y transitent chaque jour, ainsi qu’environ 22 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.

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