Economie

Le Kenya sollicite un financement d’urgence auprès de la Banque mondiale pour faire face aux conséquences d’une guerre avec l’Iran

Selon Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, le Kenya est en pourparlers avec la Banque mondiale afin d’obtenir environ 450 millions de dollars de financement d’urgence pour atténuer l’impact économique d’une guerre avec l’Iran et se préparer aux risques climatiques anticipés. Ces sources indiquent que le gouvernement finalise un Projet de réponse d’urgence conditionnelle (CERP), un mécanisme permettant à la Banque mondiale de réaffecter une partie des fonds non utilisés de projets existants pour répondre aux crises. Le décaissement des fonds est prévu pour octobre, bien que le montant et le calendrier puissent évoluer, toujours selon Bloomberg. Ce programme permet aux gouvernements de réaffecter jusqu’à 10 % des fonds non dépensés de leur portefeuille de projets financés par la Banque mondiale pour répondre à des situations d’urgence telles que des catastrophes naturelles ou des chocs économiques, sans avoir à contracter de nouveaux prêts.

Cette initiative intervient alors que les finances publiques du Kenya sont mises à rude épreuve par la hausse du service de la dette, l’augmentation des arriérés de paiement aux fournisseurs et la faiblesse du recouvrement des impôts. Ce mécanisme de financement est perçu comme moins contraignant pour les finances publiques car il repose sur la réaffectation de fonds existants plutôt que sur l’augmentation de la dette. Le Kenya rejoint ainsi un nombre croissant de pays, dont le Malawi, la République démocratique du Congo, le Bangladesh, la Mauritanie et la Sierra Leone, qui ont eu recours à ce même mécanisme pour protéger leur économie, l’emploi et les entreprises des répercussions des chocs économiques. La Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance économique du Kenya à 4,3 % en 2026, contre 4,6 % en 2025, soit son rythme le plus faible depuis le début de la pandémie de COVID-19.

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Ce ralentissement est attribué à la hausse des prix du pétrole consécutive à la guerre israélo-américaine contre l’Iran. Face à cette augmentation des prix du pétrole brut, le gouvernement kényan a réduit de moitié la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux carburants afin de freiner leur flambée.

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