Politique

Le front « FACT » au Tchad … la danse « mercenaire » au rythme du conflit mondial

Le front "FACT" au Tchad ... la danse "mercenaire" au rythme du conflit mondial

Avec cette phrase, l’analyste sécurité Andrew McGregor, directeur de l’agence « Aberfoyle » spécialisée dans les affaires de sécurité au Canada, a résumé la nature du travail et de la réflexion du rebelle tchadien « Front for Change and Reconciliation » (FACT) dirigé par Mohamed Mahdi, qui a atteint une grande influence malgré son petit nombre et la proximité de la date de son établissement; Ce qui marque une nouvelle ère de guerres de mercenaires en Afrique.

Le Front for Change and Concord est une image qui incarne à quel point très peu de mercenaires peuvent devenir une force menaçant l’entité d’un grand État, si seulement il leur donne la capacité de manœuvrer pour exploiter le conflit entre les composantes locales, la lutte pour le contrôle sur eux parmi leurs voisins, et la lutte pour l’influence autour d’eux de pays extérieurs au continent.

Le front, fondé en 2016, a remporté sa plus grande victoire dans l’assassinat du président tchadien Idriss Déby, en avril dernier, lors de sa participation avec l’armée à la lutte contre lui. Le nombre de ses membres ne dépasse pas entre 1000 et 1500 personnes, dans un pays d’environ 16 millions d’habitants, d’où viennent donc les sources de pouvoir de ce front et d’autres mouvements rebelles petits mais aux épines fortes?

Les membres du Front pour le changement et l’accord « FACT » appartiennent aux tribus coraniques, également connues sous le nom de Tebu, en particulier du groupe Daza et des clans Kashrada et Krida. Ils dorment sur une grande place s’étendant du nord du Tchad au sud de la Libye à l’ouest du Soudan à l’est du Niger Ce qui facilite son mouvement, sa coordination et son approvisionnement.

  Les événements du Tchad mettent la Libye devant l'option d'accélérer l'unification de l'armée

Ces tribus, qui constituent 6 pour cent de la population tchadienne, ont leur propre conflit avec la tribu Zaghawa, à laquelle appartient feu le président Idriss Déby, et constitue 1 pour cent; Les Tebu / Al-Qaraan y voient le premier à régner, d’autant plus que l’ancien président, Hussein Habré, est de la tribu Tebu / Qaraan, et qu’il a perdu le pouvoir lors d’un coup d’État militaire dirigé par Deby contre lui en 1990.

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Les plus lus

To Top