Politique

La présidence togolaise répond aux objections de l’opposition et appelle le Parlement à revoir le texte de la nouvelle constitution

La présidence togolaise répond aux objections de l'opposition et appelle le Parlement à revoir le texte de la nouvelle constitution

Selon un communiqué publié par la présidence togolaise, le président Faure Gnassingbé a appelé les députés à procéder à une deuxième lecture de la nouvelle constitution, qu’ils avaient votée lundi soir dernier, et a provoqué un fort rejet parmi l’opposition et la société civile, puisque tout est susceptible d’amélioration, le président de la République a demandé à l’Assemblée nationale de procéder à une deuxième lecture de la loi adoptée, compte tenu de l’intérêt que ce texte suscite chez les citoyens depuis son adoption”, a-t-il déclaré.

Un certain nombre de députés, tous proches du régime au pouvoir, ont voté, dans la nuit du lundi 25 mars, une loi modifiant la Constitution togolaise. Selon le nouveau texte adopté, le président de la République ne sera plus élu au suffrage universel, mais par les députés, il portera le titre de “président du Conseil des ministres”, sera élu au sein du parti majoritaire à l’Assemblée nationale, et disposera de larges pouvoirs pour gérer les affaires du pays. Le nouveau texte confirme en outre que le président est élu par les députés pour un mandat unique de 6 ans, au lieu de 5 ans renouvelables une fois en vertu de la constitution actuelle, mais cet amendement constitutionnel, qui intervient à seulement trois semaines des élections législatives prévues le 20 avril, provoque une vague de colère généralisée dans le pays, d’autant que le mandat des députés qui l’ont voté est expiré depuis le 31 décembre dernier, il existe un quasi-consensus au sein de l’opposition et de la société civile pour rejeter cet amendement constitutionnel, qu’ils considèrent comme un coup d’État contre la Constitution, tandis que la Conférence épiscopale du Togo a exhorté le Président Gnassingbe à ne pas publier ce texte.

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La Chambre administrative de la Cour Suprême togolaise a approuvé 284 listes et rejeté 18 autres pour les élections des conseils régionaux prévues le 20 avril. Les élections des conseils régionaux, les premières du genre au Togo, permettront au pays d’élire 179 conseillers régionaux chargés d’administrer les régions du pays, il est à noter que l’élection des membres des conseils régionaux se tiendra en même temps que les élections législatives prévues le 20 avril 2024.

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