Politique

Bénin : Le président Patrice Talon défend ses réalisations dans son dernier discours à la nation

Le président béninois Patrice Talon a prononcé, mardi 23 décembre, son dernier discours sur l’état de la nation devant l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Cet événement marquait la fin d’une série de discours annuels depuis son accession au pouvoir. Dans ce dixième et ultime discours, le chef de l’État a défendu son bilan et son parcours politique, affirmant que le Bénin est sur la bonne voie et progresse de manière tangible au quotidien, malgré les critiques persistantes et l’opposition farouche à ses réformes depuis leur lancement. À quelques mois de son départ du pouvoir, Patrice Talon, qui a officiellement annoncé sa décision de ne pas se porter candidat à un troisième mandat présidentiel, a insisté sur le fait que les réformes menées durant ses années de gouvernance ont contribué à poser de nouvelles bases pour l’État et à renforcer la stabilité politique et institutionnelle.

Il a considéré que les réalisations accomplies sont le fruit de choix difficiles mais nécessaires pour l’avenir du pays. Le président béninois a abordé les questions sécuritaires dans son discours, s’attardant particulièrement sur la tentative de coup d’État manquée que le pays a connue le 7 décembre. Talon a attribué ces événements à ce qu’il a qualifié d’« éléments extrémistes insensés, manipulés par un petit nombre de compatriotes cherchant à récupérer leurs privilèges », ajoutant l’implication de « certaines autorités politiques et militaires étrangères », selon ses termes. Dans ce contexte, le président a adressé un hommage particulier aux forces de sécurité et de défense, saluant leur courage et leur loyauté, ce qui a été accueilli par de chaleureux applaudissements des députés de l’Assemblée nationale.

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Il a indiqué que les attentes qui prévalaient après la Conférence nationale reposaient sur l’idée que la proclamation de l’État de droit, de la démocratie et de l’économie libérale suffirait à promouvoir la bonne gouvernance et à réaliser un développement inclusif, et à faire de chaque acteur politique un modèle d’intégrité, de compétence et de bonne foi, mais il a reconnu que la réalité a prouvé le contraire.

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