Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a appelé aujourd’hui l’Union africaine et les partenaires internationaux à convoquer des sessions d’urgence pour discuter de la détérioration aiguë de la situation humanitaire dans la région du Tigré, en insistant sur la nécessité de prendre des mesures urgentes pour garantir l’accès à l’aide humanitaire aux personnes déplacées à l’intérieur du pays. Cet appel est intervenu dans une lettre officielle adressée par le Front au président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, dans laquelle il a indiqué que les centres de personnes déplacées connaissent une pénurie aiguë en produits alimentaires et une augmentation des taux de mortalité, considérant que ces conditions constituent une violation de l’accord de cessation des hostilités signé à Pretoria.
Le Front a demandé à l’Union africaine et à ses partenaires d’exiger un accès humanitaire immédiat et inconditionnel à tous les centres de personnes déplacées, de mener une enquête indépendante sur les cas d’obstruction à l’aide et les rapports de décès, et d’exercer une pression pour la mise en œuvre complète de l’accord de Pretoria. Le Front a souligné que la poursuite de l’absence de mesures efficaces constitue une responsabilité internationale potentielle, déclarant : « L’accord de Pretoria ne peut être considéré comme appliqué tant que les populations promises de protection continuent de faire face au danger sans intervention internationale ». Le Front a expliqué que la crise humanitaire s’est aggravée au cours du mois de décembre 2025, enregistrant des niveaux de mortalité dépassant ceux enregistrés lors des phases actives de la guerre qui a commencé en novembre 2020.
Il a mentionné que les centres de personnes déplacées à Hitsats, Shire, Adwa, Abi Adi, Adigrat et Mekelle.5 font face à une privation généralisée affectant des centaines de milliers de personnes. Le Front a accusé le gouvernement fédéral d’entraver l’accès à l’aide humanitaire, indiquant que les déclarations de la Commission fédérale de gestion des catastrophes affirmant la poursuite du soutien sans interruption « ne reflètent pas la réalité », en soulignant que l’aide effective qui arrive aux centres est extrêmement limitée.