Politique

Le leader de l’opposition annonce sa victoire aux élections présidentielles en Centrafrique

Près d’une semaine après les élections générales en République centrafricaine, qui se sont déroulées le 28 décembre 2025, le leader de l’opposition et candidat à la présidentielle Anicet-Georges Dologuélé a dénoncé ce qu’il a qualifié de « fraude massive » ayant entaché le processus électoral, accusant le gouvernement et l’Autorité nationale des élections d’en être responsables. Anicet-Georges Dologuélé avait voté dans un bureau de vote à Bangui le dimanche 27 décembre 2025, où il s’était adressé aux médias, alors que le vote pour les élections présidentielle et législatives débutait après une campagne marquée par une atmosphère de tension et de violence, sur fond de affrontements entre groupes rebelles et forces gouvernementales.

Lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 2 janvier à Bangui, le président du parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA) a déclaré que sa position reposait sur des informations et des données recueillies par les représentants de son parti déployés dans les bureaux de vote à travers le pays. Il a affirmé que les élections n’avaient pas été transparentes, considérant que les tentatives de manipulation des résultats étaient orchestrées par le parti au pouvoir, avec le soutien de l’Autorité nationale des élections. Dologuélé a accusé les autorités d’avoir mis en place des « mécanismes systématiques » pour falsifier les résultats du scrutin, pointant du doigt l’implication de plusieurs responsables locaux, dont des préfets et leurs adjoints, dans l’organisation de ce qu’il a décrit comme une fraude à grande échelle. Le leader de l’opposition a annoncé sa victoire aux élections, s’appuyant sur les données collectées par son équipe de campagne, ainsi que sur des rapports qu’il a dit provenir d’observateurs fiables sur le terrain.

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Dans ses déclarations, Dologuélé a affirmé : « Nous avons des rapports contradictoires provenant des bureaux de vote, des preuves d’entrave au travail des responsables élus, des preuves de manipulation dans la centralisation des résultats, ainsi que l’implication de plusieurs préfets et de leurs adjoints dans l’organisation d’une fraude à grande échelle. Tout le monde a vu sur les réseaux sociaux des vidéos montrant la falsification de procès-verbaux de bureaux de vote et leur jet au sol dans les quartiers.

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