Malgré l’escalade des tensions géopolitiques, la hausse des droits de douane américains et l’incertitude qui plane sur les futures politiques commerciales, la mondialisation se poursuit à des niveaux historiquement élevés. Ces conclusions sont issues du Rapport DHL sur la connectivité mondiale 2026, publié par DHL en collaboration avec la Stern School of Business de l’Université de New York. Ce rapport s’appuie sur plus de 9 millions de points de données mesurant les flux internationaux de commerce, de capitaux, d’informations et de personnes, offrant une analyse détaillée de l’évolution des connexions mondiales entre les économies.
Le rapport dresse un tableau contrasté, mais encourageant, pour l’Afrique subsaharienne. Si les niveaux de connectivité varient considérablement d’un pays à l’autre, plusieurs économies renforcent leur participation aux flux mondiaux, témoignant de progrès graduels et d’opportunités d’intégration accrue. La Namibie figure parmi les pays ayant enregistré les plus fortes progressions en matière de connectivité depuis 2001, tandis que le Mozambique affiche également des progrès significatifs sur le long terme. Depuis 2022, le Nigéria et la Zambie apparaissent parmi les économies ayant connu les gains les plus importants, grâce à la croissance des échanges commerciaux, des investissements et des flux migratoires.
Hennie Heymans, PDG de DHL Express Afrique subsaharienne : « Alors que les chaînes d’approvisionnement mondiales continuent de se développer et que les routes commerciales s’étendent à de nouveaux territoires, la connectivité s’impose comme un facteur de différenciation clé pour les entreprises comme pour les nations. Les pays de notre région qui renforcent leurs liens internationaux gagnent en visibilité au sein des réseaux commerciaux internationaux. Si cette tendance est encourageante au regard de l’étendue des opportunités disponibles, l’enjeu principal est de les exploiter pour assurer des flux commerciaux constants et fiables.
Ce rapport souligne également comment l’Afrique passe progressivement d’une logique d’aide à une logique de commerce, une transformation alimentée par une intégration accrue, une compétitivité grandissante et un meilleur accès aux marchés mondiaux. Pour libérer pleinement ce potentiel, la région a besoin d’une connectivité régionale solide, de procédures transfrontalières prévisibles et de partenaires qui comprennent à la fois les réalités locales et les exigences du commerce mondial.