Politique

La répression menée par le fils du président ougandais contre l’armée suscite la controverse

L’armée ougandaise a libéré le général de division Johnson Namayna Abuho après cinq jours de détention, ainsi que d’autres officiers, à la suite d’une rencontre avec le chef d’état-major, le lieutenant-général Muhoozi Kaynirugaba. Le porte-parole militaire a décrit cette rencontre comme s’étant déroulée dans une « atmosphère amicale ». Le sort de son collègue, le lieutenant-général Don William Nabasa, et des autres officiers détenus dans la même affaire demeure inconnu. Le communiqué officiel était accompagné d’une photographie des deux officiers lors de la rencontre.

Les médias ougandais ont rapporté que Namayna et Nabasa avaient été arrêtés le 27 mars sur ordre direct de Muhoozi, fils du président Yoweri Museveni, dans le cadre de sa campagne anticorruption au sein des forces armées. Des sources bien informées ont indiqué au journal Pulse Uganda que l’enquête porte sur des soupçons de corruption dans des contrats d’achat de pièces d’aéronefs et de carburant, certaines sources évoquant un détournement potentiel de plus d’un milliard de shillings ougandais (268 000 dollars américains). Le lieutenant-général William Nabasa occupe le poste de chef d’état-major interarmées chargé des politiques et de la stratégie depuis janvier 2025 et supervise également le contingent ougandais au sein de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

Le major-général Namayna avait repris du service actif en février 2026, après avoir été rappelé de son détachement auprès de la Direction de la nationalité et de l’immigration, où il occupait le poste de commissaire à la nationalité et à l’administration des passeports, selon le quotidien ougandais Nilpost. L’arrestation des deux généraux a coïncidé avec d’importants changements au sein des services de renseignement militaire. Le président Muhoozi a démis le colonel Abdi Rugomayo de ses fonctions de directeur adjoint du renseignement de défense et de sécurité. Rugomayo avait pris ses fonctions en mars 2022, nommé directement par le président Yoweri Museveni.

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