Politique

Le président malien affirme que la situation sécuritaire est « grave mais sous contrôle »

Lors de sa première apparition publique depuis les premières attaques qui ont visé plusieurs villes maliennes le samedi 25 avril, le chef du Conseil militaire de transition, Assimi Goïta, a affirmé que la situation sécuritaire dans le pays était « très grave » mais « sous contrôle ». Au cours d’une allocution télévisée à la nation, mardi soir, d’une durée d’environ dix minutes, M. Goïta a passé en revue les événements du week-end, qualifiant les attaques de « coordonnées et extrêmement dangereuses ». Il a affirmé que les forces armées maliennes avaient repoussé les attaques et porté un « coup dur » aux assaillants qui cherchaient à semer la violence.

Il a expliqué que l’intervention rapide de l’armée et l’efficacité de son personnel, ainsi que le maintien de l’intégrité de la chaîne de commandement, avaient contribué à déjouer ce qu’il a qualifié de « plan meurtrier », notant qu’un nombre important d’assaillants avaient été neutralisés. Le chef du Conseil militaire a confirmé le renforcement des déploiements militaires dans les zones touchées et a indiqué que la situation était désormais « sous contrôle », grâce aux opérations de recherche et de reconnaissance, au recueil de renseignements et aux opérations de sécurité en cours. Dans son allocution, M. Goïta a cherché à rassurer les citoyens, soulignant que le Mali avait choisi la voie de la « souveraineté et de la dignité ». Il a affirmé que ce choix reflétait une volonté nationale claire, malgré les coûts engendrés. Il a ajouté que cette voie demeurait la seule permettant de garantir un avenir libre, juste et prospère pour les générations futures.

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Il a également affirmé que le renouveau national était une condition préalable à la poursuite de la lutte contre le terrorisme, insistant sur le fait que les forces armées poursuivraient leurs opérations jusqu’au rétablissement définitif de la sécurité dans tout le pays. Il a appelé les citoyens à s’unir et à faire front commun contre la division et la fragmentation, rappelant que la force d’une nation se forge dans l’adversité. M. Goïta a mis en garde contre la propagation de rumeurs, soulignant que le pays avait besoin de conscience et de responsabilité collectives, et non de panique.

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