Les autorités de l’opposition dans la région du Tigré, au nord de l’Éthiopie, ont annoncé qu’au moins une personne avait été tuée lors d’une frappe de drone visant la zone. Elles accusent le gouvernement fédéral d’être à l’origine de l’attaque, ce qui alimente les craintes d’une reprise du conflit armé dans cette région, théâtre d’une guerre sanglante il y a quelques années. Selon un communiqué du Front populaire de libération du Tigré (FPLT), la frappe a ciblé une zone proche de la ville de Shirero, au nord-ouest de la région, près de la frontière érythréenne, le communiqué précise que l’attaque a fait au moins un mort et plusieurs blessés parmi les soldats de l’armée tigréenne, en plus de dégâts matériels, sans toutefois donner plus de détails sur l’ampleur des pertes.
Ces événements surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre le gouvernement fédéral d’Addis-Abeba et le FPLT, qui domine la scène politique et militaire régionale depuis des années. Les désaccords entre les deux parties persistent depuis plusieurs mois, sur fond de mises en garde quant à un possible effondrement du calme fragile instauré après l’Accord de paix de Pretoria de 2022. La guerre entre l’armée éthiopienne et le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), qui a opposé l’armée éthiopienne au Front de libération du peuple du Tigré (FLPT) entre novembre 2020 et novembre 2022, a fait au moins 600 000 morts, selon les estimations de l’Union africaine. Certains experts estiment toutefois que le bilan réel pourrait être bien plus lourd.
Bien que l’Accord de Pretoria ait contribué à stopper les opérations militaires de grande envergure, les tensions ont ressurgi fin 2025 avec des affrontements directs entre les forces fédérales et tigréennes, faisant craindre une reprise du conflit. Les autorités de l’opposition tigréenne soulignent que le gouvernement fédéral est la seule entité du pays à posséder des drones, largement utilisés lors du précédent conflit régional et également employés ces dernières années dans des opérations militaires contre des groupes rebelles dans les régions d’Amhara et d’Oromia.