Politique

Un été caniculaire en Algérie, alors que des informations font état d’un renversement du président Tebboune par des généraux

En Algérie, le conflit entre le chef de l’État et le haut commandement militaire (les généraux) est souvent l’une des luttes politiques les plus dangereuses et les plus sensibles du pays, notamment en raison de l’influence considérable et historique de l’armée sur la vie publique. Ce conflit, qu’il soit latent ou ouvert, représente un défi fondamental pour l’autorité civile, met en péril la stabilité du système politique et économique et pourrait plonger l’Algérie dans une nouvelle guerre civile, avec l’arrivée de l’été, des informations ont circulé concernant de nombreuses réunions se tenant au Club des Pins et dans un appartement luxueux et énigmatique du quartier Ben Aknoun.

Des rumeurs circulaient dans les cercles du pouvoir, évoquant la santé mentale de plus en plus fragile du président Tebboune et l’ingérence croissante de sa femme, de ses fils, de ses proches associés et des généraux fidèles à l’ancien chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, assassiné, dans les affaires de l’État. Ces rumeurs ont suscité une inquiétude grandissante au sein de l’élite. L’histoire avait commencé des mois plus tôt, après l’échec du règlement du conflit du Sahara occidental au Conseil de sécurité, lorsque le président Tebboune fut soudainement victime d’un problème de santé. Les premiers rapports confidentiels étaient brefs, évoquant une simple fatigue nécessitant du repos, mais des fuites au sein de son entourage révélèrent une maladie grave affectant ses facultés mentales et physiques.

Cette situation suscita l’inquiétude des hauts gradés de l’armée et des responsables de la sécurité, qui craignaient un vide du pouvoir comblé par l’épouse et le fils du président, Khaled, tous deux impopulaires et soupçonnés d’implication dans des affaires de trafic de drogue. Dès lors, en coulisses, deux des personnalités les plus influentes du pays, le général Chengriha, chef d’état-major des armées, et le dirigeant de facto de l’Algérie, le général Ahmed Gaïd Salah, commencèrent à tenir des réunions secrètes, fut rejoint plus tard par le commandant des forces terrestres, le lieutenant-général Mustafa Smaili, et quelques ministres influents. Tous comprirent que le pays se dirigeait vers le chaos en raison de la faiblesse du président et de la corruption de son entourage.

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Ils s’accordèrent sur la nécessité de destituer le président, non par un coup d’État sanglant, mais par une procédure discrète et organisée, fondée sur son incapacité de santé. Il s’agirait de commencer par la mise en place d’une cellule de crise et l’élaboration de rapports médicaux confidentiels et fiables confirmant l’inaptitude du président à gouverner. Une déclaration détaillée serait ensuite rédigée, expliquant les raisons constitutionnelles et légales de cette destitution, insistant sur la préservation de la stabilité de l’État et présentant une feuille de route pour l’avenir. Un désaccord subsistait cependant quant au calendrier précis de l’opération. Des unités des forces spéciales, sous le commandement du commandant de la Garde républicaine, le général de division Taher Ayad, encercleraient complètement le palais présidentiel, coupant toutes les communications, à l’exception d’une ligne directe avec le commandant de l’opération.

Une unité spéciale prendrait ensuite d’assaut l’aile présidentielle pour l’arrêter et le transférer dans un lieu sûr hors de la capitale, sous haute protection, afin de garantir sa sécurité. Simultanément, les forces de sécurité arrêteraient son épouse, son fils Khaled et plusieurs de ses proches collaborateurs pour corruption et abus de pouvoir. Au lever du soleil le lendemain, les programmes habituels de la télévision d’État seraient interrompus et la déclaration de destitution serait diffusée par la voix du général Chengriha, qui annoncerait que le président Tebboune est démis de ses fonctions pour raisons de santé, l’empêchant de gérer les affaires de l’État. Un conseil militaire de transition assumera temporairement le pouvoir pour diriger le pays et préparer de nouvelles élections présidentielles dans les six mois. Des soldats sont déployés aux points stratégiques. Le peuple, lâche et égaré, scandera le nom du général Chengriha, comme il a scandé ceux de Bouteflika, du général Gaïd Salah et de Tebboune, et avant eux tous, celui de la France. Tel est le comportement des esclaves : ils vénèrent toujours les plus forts.

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