Le président gabonais, Brice Olivier Nguema, entame lundi une visite de trois jours en France, durant laquelle il s’entretiendra avec son homologue français, Emmanuel Macron. Les discussions porteront notamment sur un projet de transformation du manganèse et sur l’avenir de la présence militaire française au Gabon. La présidence gabonaise a annoncé vendredi que la transformation locale du manganèse et l’avenir du Camp de Gaulle, qui abrite la base militaire française au Gabon, seront les deux principaux sujets à l’ordre du jour de M. Nguema. Le président Nguema sera accompagné d’une délégation de chefs d’entreprise, de représentants gouvernementaux et de journalistes.
Le porte-parole de la présidence, Théophane Nzem Nze Bioguy, a déclaré lors d’une conférence de presse que la rencontre entre les deux présidents sera l’occasion de faire le point sur la mise en œuvre des accords signés à Libreville lors de la visite d’État du président français au Gabon en novembre dernier. Il s’agit de la deuxième visite officielle du président Olivier Nguema en France depuis son arrivée au pouvoir par un coup d’État militaire en août 2023, mettant fin à 55 ans de règne de la famille Bongo. Il a ensuite été élu président en avril 2025 avec près de 95 % des voix. Les discussions devraient porter sur le projet de Libreville de développer une filière locale de transformation du manganèse, le Gabon étant l’un des plus grands producteurs mondiaux de ce minerai.
Mi-2025, Libreville a annoncé son intention d’interdire l’exportation de minerai de manganèse à compter du 1er janvier 2029, afin de mettre en place une filière locale de transformation et d’accroître la valeur ajoutée, le porte-parole de la présidence a déclaré : « À compter du 1er janvier 2029, le manganèse ne quittera plus le pays sans avoir été transformé localement, garantissant ainsi la création d’emplois locaux ». Les discussions aborderont également l’avenir du Camp de Gaulle, qui abrite la base militaire française à Libreville. Dans le cadre de la restructuration de sa présence militaire en Afrique, la France a réduit ses effectifs au Gabon à une centaine de soldats, contre environ 1 200 auparavant.