Politique

Le président du Niger accuse la France d’être impliquée dans deux attentats contre l’aéroport de Niamey

Le président du Niger, le général Abdourahmane Tiane, a accusé la France de financer et d’entraîner des combattants du groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affirmant qu’ils avaient perpétré deux attentats contre l’aéroport de Niamey, la capitale, cette année. Cette accusation marque une nouvelle escalade des tensions entre les autorités nigériennes et Paris, dont l’influence au Sahel est en déclin constant depuis des années. M. Tiane a déclaré que les autorités de son pays détenaient des preuves de l’implication de la France dans le financement des deux attentats qui ont visé l’aéroport Hamani Diori dans la nuit du 28 au 29 janvier, puis le 18 juin 2026. Il a accusé Paris d’avoir recruté et entraîné les assaillants et de leur avoir ordonné d’incendier l’aéroport et d’ouvrir le feu sur les passagers.

Il a ajouté que les auteurs de la dernière attaque étaient des « mercenaires » appartenant au JNIM, également actif au Mali. Il a affirmé que l’objectif était de détruire complètement l’aéroport, accusant directement la France de complicité dans les menaces à la sécurité intérieure du Niger. Les propos de Tiani interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Niamey et Paris depuis le coup d’État militaire qui a renversé le président Mohamed Bazoum en juillet 2013, entraînant la fin de la présence militaire française dans le pays et un renforcement des liens avec de nouveaux partenaires internationaux.

Les déclarations de Tiani coïncident avec le troisième anniversaire du coup d’État et pourraient ouvrir la voie à de nouvelles mesures de rupture des relations avec Paris, à l’instar du Burkina Faso.

  Le président russe discute d'un accord sur les céréales avec les dirigeants africains le 17 juin

Le président nigérien avait déjà formulé des accusations similaires contre le Bénin, l’accusant d’abriter des camps d’entraînement pour des combattants menant des attaques au Niger. Ces accusations ont été démenties par le président béninois, Cotonou, qui a invité Tiani à se rendre sur place pour vérifier ses dires. Ces derniers mois, le Niger a renoué le contact avec le Bénin suite à l’élection de Romuald Wadani, mais Niamey n’a pas encore rouvert sa frontière avec son voisin. La région de Tillabéri, dans l’ouest du Niger, est particulièrement vulnérable aux groupes armés.

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top