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Le Soudan accepte la médiation émiratie dans le différend avec l’Éthiopie sur la frontière et le barrage de la Renaissance

Le Soudan accepte la médiation émiratie dans le différend avec l'Éthiopie sur la frontière et le barrage de la Renaissance

Mardi, le gouvernement soudanais a annoncé son approbation d’une initiative des Émirats arabes unis visant à servir de médiateur entre eux et l’Éthiopie pour résoudre leurs différends frontaliers et le controversé barrage de la Renaissance éthiopien, les deux pays se disputent la région agricole de Fashaqa, qui se situe entre deux rivières, et où les régions d’Amhara et de Tigré se rencontrent dans le nord de l’Éthiopie et l’État de Gedaref dans l’est du Soudan.

Le différend fait craindre un conflit plus large entre les deux rivaux régionaux. Et cela vient à la lumière de la tension sur le barrage de la Renaissance, que Khartoum et le Caire considèrent comme une menace pour leurs approvisionnements en eau du Nil.

« Le cabinet de transition a discuté mardi de l’initiative des Emirats arabes unis de servir de médiateur entre le Soudan et l’Ethiopie au-delà des frontières », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture et de l’Information, Hamzah Balloul qui a confirmé que les EAU avaient également proposé une médiation pour résoudre les différends du Soudan, de l’Éthiopie et de l’Égypte au sujet du barrage du Grand Ethiopian Renaissance ».

Le Soudan et l’Éthiopie se battent pour la région fertile de Fashaqa, où la tension s’est récemment intensifiée, tandis qu’environ 60000 réfugiés ont fui au Soudan après les batailles qui ont eu lieu au Tigré, en Éthiopie, entre les forces gouvernementales et le Front de libération du peuple du Tigré, qui dominait la région.

Alors que la violence en Éthiopie approchait de la frontière soudanaise, Khartoum a envoyé des forces à Al Fashaqa pour récupérer des terres qu’elle affirme que l’Éthiopie a saisies et propagées à travers les frontières internationales, selon les médias officiels soudanais.

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En décembre, Khartoum a envoyé des renforts à Fashaqa après avoir accusé les forces et les milices éthiopiennes d’avoir tendu une embuscade à des éléments de l’armée soudanaise qui ont tué au moins quatre soldats. Une série d’affrontements sanglants a suivi, tandis que les deux parties se sont accusées mutuellement de violences et de violations.

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