La Commission des Forêts du Ghana a annoncé l’arrestation de 31 personnes, dont 28 Chinois et 3 Ghanéens, à l’intérieur de la réserve forestière d’Apamprama dans la région d’Ashanti, après avoir déjoué ce qu’elle a décrit comme une tentative coordonnée de mining sous couvert d’« réhabilitation des terres ». Les enquêtes ont révélé que les accusés avaient installé un campement dans la forêt en prétendant détenir un permis pour des travaux de reclamation des sols, une méthode identique à celle utilisée dans des tentatives précédentes de mining illégal.
Des données officielles indiquent que près de la moitié de la superficie de la réserve d’Apamprama a déjà subi une dégradation importante, avec des avertissements selon lesquels la poursuite de ces violations accélère le rythme de la déforestation et de la pollution de l’eau. Les autorités ont mené une opération le long du fleuve Birim dans la région de l’Est, qui s’est soldée par l’arrestation de 5 Chinois en train d’exercer du mining et de laver les matériaux minéraux directement dans le cours d’eau. La Commission des Forêts a affirmé que ses équipes de terrain, déployées dans les zones de Bekwai, Nkawie, Mankranso et Dunkwa, sont en état d’alerte maximale pour protéger les réserves, tout en insistant sur la nécessité de juger les personnes arrêtées afin de dissuader d’autres individus.
Le mining illégal, connu localement sous le nom de « galamsey », a causé des dommages étendus aux forêts et aux rivières, poussant les gouvernements successifs à déployer des forces conjointes composées de l’armée, de la police et d’organismes civils pour protéger les ressources naturelles. Le ministère des Terres et des Ressources naturelles avait annoncé en octobre 2025 que près de 1 500 personnes avaient été arrêtées depuis le début de l’année pour des activités de mining illégal, dont environ 60 Chinois dans différentes régions du pays, ces arrestations récentes reflètent l’escalade des efforts du gouvernement pour contrer la destruction environnementale causée par le mining illégal, particulièrement dans les zones protégées, tandis que la Commission des Forêts exige l’application de sanctions intégrales contre les accusés pour prévenir la récurrence de ces violations.