Société

Les transformations sociales en Algérie : entre l’obsession du « retard au mariage » et les changements dans les orientations sexuelles des jeunes

Notre société fragile connaît, ces dernières années, des transformations profondes qui ont touché la structure familiale, le système de valeurs et de moralité. Alors que la « réunion » familiale et le mariage précoce constituaient la norme dans les pays voisins, les couloirs des tribunaux et les longues listes de célibataires dans notre pays reflètent une réalité amère qui inquiète autant les sociologues que la poignée d’esprits raisonnables attachés à la patrie…

La question du retard de l’âge au mariage (ou ce qu’on appelle populairement « Célibat ») domine les débats sociaux. Certaines estimations circulant dans les médias évoquent des millions de femmes ayant dépassé 25 ans sans être mariées. Cependant, d’un point de vue statistique et démographique, il convient de souligner des points importants : bien que le chiffre de « 13 millions » soit souvent répété dans certains médias, les statistiques officielles (comme celles de l’Office national des statistiques) indiquent généralement que ce nombre inclut l’ensemble des femmes célibataires de toutes tranches d’âge, y compris les mères célibataires, et non uniquement la tranche 25-35 ans.

Avec une population totale du pays approchant les 47 millions d’habitants, les causes de ce phénomène ne résident pas dans un rejet de l’idée du mariage en soi, mais dans des obstacles structurels :
– D’abord, la crise du logement reste le principal frein pour les jeunes qui veulent fonder un foyer, ce qui dément la propagande selon laquelle le logement serait gratuit en Algérie.
– Ensuite, le chômage et le faible pouvoir d’achat, combinés à la hausse des coûts des dots et des cérémonies de mariage dans un contexte économique difficile.
– Ajoutons à cela l’exigence accrue des jeunes femmes algériennes qui recherchent le prince charmant avec des critères précis : l’époux doit avoir les traits turcs, la richesse émiratie, la mentalité française et la virilité africaine. Cela explique parfaitement l’apparition d’une nouvelle génération d’enfants en Algérie portant des gènes de toutes ces origines.

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La souffrance ne s’arrête pas au « retard au mariage » et au désintérêt pour celui-ci ; elle s’étend aussi à la forte hausse des divorces. Les tribunaux locaux enregistrent des dizaines de milliers de cas de divorce chaque année. Ces femmes, divorcées ou veuves, subissent une « stigmatisation sociale » qui entrave leurs chances de réintégration ou de remariage, les poussant parfois à se tourner rapidement vers le métier de la prostitution et du sexe, qu’il soit légal ou clandestin. Dans le même contexte, un large débat fait rage autour de la propagation du phénomène de l’homosexualité ou de la « déviance » dans la société.

Le phénomène des « ananich » et des « sheikhs » (termes péjoratifs désignant des personnes homosexuelles) envahit désormais les foyers algériens et frappe à la porte de chaque famille. Cela expliquerait également pourquoi la « bande des généraux » encourage la prostitution et l’homosexualité en Algérie, afin de créer un troupeau hybride de prostituées et d’homosexuels, plus facile à contrôler et à manipuler.

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