Société

Le Congo en pourparlers avec les États-Unis sur les expulsions via des pays tiers

Deux sources gouvernementales à Kinshasa ont indiqué que la République démocratique du Congo (RDC) est en pourparlers avec l’administration Trump concernant l’accueil de personnes expulsées d’autres pays, dans le cadre du dernier accord de ce type conclu en Afrique. Ces pourparlers, également évoqués par trois sources onusiennes et deux diplomates informés par des responsables américains, soulignent le recours croissant de Washington aux expulsions via des pays tiers pour accélérer l’expulsion des migrants entrés ou restés aux États-Unis sans autorisation.

Ces négociations se déroulent souvent en secret, et peu d’informations sont rendues publiques quant à leur portée et leurs conditions. Ces pourparlers avec le Congo coïncident avec les efforts de l’administration Trump pour mettre en œuvre un accord de paix entre le Congo et le Rwanda, ainsi qu’un accord qui donnerait aux États-Unis accès à des ressources minières congolaises vitales. Les États-Unis ont renvoyé des personnes expulsées de pays tiers vers des pays africains, notamment le Ghana, le Cameroun, la Guinée équatoriale et l’Eswatini, suscitant des critiques de la part d’experts juridiques et d’organisations de défense des droits humains quant au fondement juridique de ces transferts et au traitement réservé aux personnes expulsées vers des pays dont elles ne sont pas citoyennes.

Certains migrants ont été contraints de retourner dans leur pays d’origine malgré l’octroi d’une protection judiciaire aux États-Unis, censée empêcher ces retours. Des sources congolaises ont indiqué que les négociations avec le Congo n’ont pas encore abouti à un accord et que des points essentiels restent à régler. La date des premiers vols d’expulsion, le nombre de migrants susceptibles d’être expulsés et leurs nationalités sont encore inconnus. On ignore également ce que le Congo recevra en contrepartie de l’accueil de ces personnes.

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Une source au sein de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations Unies, proche des discussions, a déclaré que le plan pourrait inclure des migrants d’Amérique du Sud, notamment des Vénézuéliens. Un porte-parole du Département d’État a déclaré que Washington « ne commente pas les détails de ses communications diplomatiques avec d’autres gouvernements ».

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