La présidente tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, a conclu une visite officielle de trois jours à Moscou. Il s’agissait de la première visite d’un président tanzanien en Russie depuis plus de cinquante ans, depuis celle du défunt président Julius Nyerere en 1969. Au cours de cette visite, la présidente Hassan a rencontré le président russe Vladimir Poutine. Ils ont discuté des moyens de renforcer les relations bilatérales et d’élargir la coopération économique et les investissements entre les deux pays. Ces discussions ont également abouti à la signature de plusieurs accords et mémorandums d’entente dans les domaines de l’enseignement supérieur et des technologies modernes, une initiative visant à consolider le partenariat entre Moscou et Dar es Salaam.
Samia Suluhu Hassan a choisi la Russie comme première destination à l’étranger depuis les élections présidentielles d’octobre dernier, un scrutin qui a suscité une vive controverse en Tanzanie et à l’étranger, le président russe Vladimir Poutine a qualifié cette visite de « signe très positif », témoignant de la volonté des deux parties de développer leurs relations bilatérales et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération. Lors de leurs entretiens, les deux dirigeants ont souligné l’importance de renforcer la coopération dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, des mines et du transport maritime, notamment en développant les liaisons maritimes entre le port russe de Novorossiïsk et le port tanzanien de Dar es Salaam. La présidente tanzanienne a annoncé l’un des résultats concrets de cette visite : la compagnie aérienne nationale tanzanienne inaugurera des vols directs entre Dar es Salaam, Moscou et Zanzibar à compter du 2 juillet.
Elle a expliqué que le gouvernement ambitionne d’accueillir 500 000 touristes russes en Tanzanie d’ici 2030, avec l’objectif d’atteindre le million à terme. Au cours de sa visite, Samia Suluhu Hassan a salué le rôle historique joué par l’Union soviétique, puis par la Russie, dans le soutien aux mouvements de libération nationale sur le continent africain, elle a réaffirmé cette position lors de sa visite à l’Université RUDN (anciennement Université Patrice Lumumba), où elle s’est adressée aux étudiants, insistant sur l’importance de l’éducation, des sciences et de l’innovation comme piliers fondamentaux du développement durable.