L’École kényane de gouvernement (Kenya School of Government – KSG) et Huawei Kenya ont entamé des discussions en vue d’établir un partenariat stratégique destiné à accélérer la transformation numérique au sein du secteur public kényan. À la suite d’une rencontre de haut niveau organisée la semaine dernière sur le campus de Lower Kabete de la KSG, les deux organisations explorent la conclusion d’un protocole d’entente (MoU) visant à doter les cadres du gouvernement de compétences numériques avancées. Cette collaboration envisagée ambitionne de positionner la KSG comme un centre national d’excellence pour le leadership numérique dans le secteur public.
En se concentrant sur des domaines clés tels que l’intelligence artificielle (IA), la cybersécurité, le cloud computing et la gouvernance numérique, l’initiative cherche à constituer une main-d’œuvre prête pour l’avenir, capable d’améliorer la prestation des services publics et les performances institutionnelles. Cette démarche s’inscrit pleinement dans le programme de développement plus large du gouvernement, notamment la Vision 2030 du Kenya et le Plan directeur national du numérique 2022-2032. Cette impulsion en faveur du renforcement des capacités numériques intervient dans un contexte marqué par d’importantes avancées nationales dans le domaine des TIC. En mars 2025, le gouvernement a officiellement lancé la Stratégie nationale en intelligence artificielle 2025-2030, une feuille de route visant à positionner le Kenya comme leader régional en matière d’innovation et de gouvernance de l’IA.
Cette stratégie met l’accent sur la nécessité d’exploiter l’IA dans les secteurs critiques afin d’étendre l’infrastructure numérique et de soutenir le développement durable. Par ailleurs, ce partenariat devrait renforcer le respect des principaux cadres réglementaires, tels que la loi de 2018 sur l’utilisation abusive des ordinateurs et les crimes informatiques ainsi que la loi de 2019 sur la protection des données, en garantissant que les agents publics maîtrisent la protection des données et la résilience face aux cybermenaces. Le directeur général de la KSG, le Pr Nura Mohamed, a salué cette rencontre en la qualifiant de catalyseur pour la modernisation du service public.