Des documents récemment publiés sur le site web du Département de la Justice américain révèlent que le défunt financier américain Jeffrey Epstein, devenu par la suite la figure centrale d’un réseau criminel impliqué dans le trafic sexuel, envisageait d’investir dans l’économie zimbabwéenne durant sa phase finale de redressement et exprimait le désir d’y établir un nouveau système financier. Il s’agissait d’ailleurs de l’une des économies les plus fragiles d’Afrique. Ces documents montrent qu’Epstein souhaitait s’attaquer aux défis économiques complexes auxquels le Zimbabwe était confronté à l’époque, notamment la crise monétaire qui affectait sa monnaie.
Des courriels publiés par l’organisation Good ont également révélé des liens financiers entre Epstein et l’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe, ainsi que son intérêt pour la monnaie locale, qui figurait parmi les plus faibles du continent. Dans une lettre adressée à l’intellectuel américain Noam Chomsky, datée du 23 juin 2015, Epstein commentait la situation économique du Zimbabwe : « Si vous deviez concevoir un système fiscal équitable, quels objectifs proposeriez-vous ? Le Zimbabwe est devenu une page blanche pour des expériences, avec un milliard de milliards de dollars qui ne valent plus qu’un dollar». Selon certaines sources, des responsables occidentaux, dont le politicien britannique Peter Mandelson, auraient tenté de persuader Epstein de créer une banque privée pour gérer les revenus pétroliers en République démocratique du Congo, mais sa réaction à ces tentatives reste inconnue.
Cette situation survient alors que l’économie zimbabwéenne affiche une nette amélioration. Depuis son lancement en avril 2024, la cryptomonnaie ZiG a démontré une stabilité exceptionnelle par rapport à ses prédécesseurs, ne se dépréciant que de 0,7 % en 2025. L’inflation, mesurée en ZiG, a également reculé à 4,1 % en janvier 2026, contre 15 % en décembre et 19 % en novembre de l’année précédente. Bien que le dollar américain demeure la monnaie dominante dans les transactions quotidiennes du pays, l’évolution récente de la situation économique, notamment la rareté du ZiG et la hausse des prix de l’or, aurait entraîné une augmentation d’environ 45 % du taux de change du zimbabwéen à Victoria Falls.