Economie

La Banque mondiale revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne

La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2026 dans un rapport publié mercredi, invoquant les répercussions de la guerre en Iran comme frein à la reprise de la région. La banque prévoit désormais une croissance de 4,1 % en 2026, soit le même taux qu’en 2025, mais en baisse par rapport aux 4,4 % annoncés en octobre. Ces chiffres ont été revus à la baisse depuis le début du conflit au Moyen-Orient fin février, qui a fait flamber les prix des carburants et des engrais et menacé les flux d’investissement, tandis que le lourd endettement pèse déjà sur la croissance, selon la banque.

Cet avertissement intervient alors que Washington et Téhéran ont convenu d’un cessez-le-feu de deux semaines. Cependant, l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a averti mardi que les prix des carburants pourraient continuer d’augmenter pendant des mois, même après la réouverture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole. Andrew Dabalin, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, a déclaré que la dégradation de la note de crédit reflète un contexte international bien plus difficile que ce qu’anticipaient les décideurs politiques à la fin de l’année dernière.

« Depuis, nous avons constaté la persistance du conflit au Moyen-Orient et la forte hausse des prix de l’énergie et des engrais », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, tout en précisant que la durée et l’ampleur de ces perturbations restent incertaines. Parallèlement, l’incertitude grandit quant aux investissements des pays du Golfe, devenus des investisseurs majeurs en Afrique, notamment en Afrique de l’Est, dans des secteurs tels que les mines, les énergies renouvelables, l’immobilier et les technologies de l’information et de la communication. Les transferts de fonds pourraient également être affectés si le conflit actuel affaiblit la demande de main-d’œuvre au Moyen-Orient, où travaillent de nombreux migrants africains. Ce choc a un impact considérable sur de nombreux gouvernements, dont la marge de manœuvre est très réduite.

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