Les exportateurs africains retrouvent l’accès au marché américain en franchise de droits suite à la prolongation officielle par les États-Unis de l’AGOA, rouvrant ainsi l’un des principaux corridors commerciaux entre Washington et l’Afrique subsaharienne. Cette prolongation fait suite à une proclamation présidentielle signée par le président américain Donald Trump, mettant en œuvre les dispositions de la loi de finances consolidée de 2026, qui a renouvelé l’AGOA et prolongé ses avantages commerciaux jusqu’au 31 décembre 2026. Le programme avait été temporairement suspendu fin septembre 2025 après le rejet par le Congrès américain d’une nouvelle prolongation, provoquant une vive inquiétude et une grande incertitude parmi les exportateurs africains qui dépendent du marché américain pour écouler leurs produits.
En février 2026, la loi a été rétablie après la signature par Donald Trump de la loi de finances consolidée, qui prolongeait rétroactivement le programme jusqu’à fin 2026. Une proclamation présidentielle finale a été publiée le 19 mai pour officialiser cette prolongation, mettre à jour les barèmes tarifaires américains et réintégrer le Gabon à la liste des pays éligibles. La Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA) est l’un des principaux cadres commerciaux régissant les relations économiques entre les États-Unis et les pays d’Afrique subsaharienne depuis sa création en 2000. Elle accorde aux pays éligibles le droit d’exporter en franchise de droits des milliers de produits vers le marché américain, notamment des textiles, des produits agricoles, des pièces automobiles et des biens industriels légers.
La décision américaine comprenait également la réintégration du Gabon à la liste des pays éligibles, après son exclusion du programme en 2023 en raison de préoccupations liées à la bonne gouvernance et aux critères d’éligibilité politiques et économiques. Les autorités américaines ont confirmé que le Gabon avait réalisé des progrès suffisants en matière de gouvernance et de conformité pour permettre sa réintégration à la liste des pays éligibles à l’AGOA. Cette nouvelle prolongation offre un répit temporaire aux économies africaines fortement dépendantes des exportations vers les États-Unis, notamment dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre comme le textile et l’agroalimentaire, où les exemptions tarifaires sont essentielles pour renforcer la compétitivité des produits africains sur le marché américain.