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Les dirigeants ouest-africains se réunissent pour discuter du coup d’État au Mali – à quoi pouvons-nous nous attendre?

Les dirigeants ouest-africains se réunissent pour discuter du coup d'État au Mali - à quoi pouvons-nous nous attendre?

Les dirigeants ouest-africains se réuniront dimanche au Ghana pour trancher la question épineuse de leur réponse au double coup d’État de l’armée malienne, le colonel Assimi Goïta, qui est désormais officiellement le chef du pays et a été invité au sommet, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se réunissent à partir de 14h00. (local et GMT) dans la capitale ghanéenne pour un sommet extraordinaire exclusivement consacré au Mali.

Cela fait suite au deuxième coup d’État du Mali en neuf mois lundi, dirigé par le colonel Assimi Goïta, qui a été nommé vendredi président de transition par la Cour constitutionnelle du Mali, la CEDEAO a invité Goïta à Accra samedi pour des « consultations », selon une lettre du bloc vue par l’AFP, le nouveau dirigeant a déclaré vendredi que sa nomination était pour des raisons de sécurité lors d’une réunion avec la classe politique malienne, « En choisissant entre désordre et cohésion dans les forces de défense et de sécurité, nous avons choisi la cohésion dans les forces de défense et de sécurité parce que c’est dans l’intérêt de la nation », a déclaré vendredi Goïta.

Lundi, le président Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane ont été arrêtés par des soldats avec d’autres dirigeants du gouvernement de transition, quelques heures après avoir nommé un nouveau cabinet qui ne comprenait pas deux chefs militaires clés, jeudi, ils ont tous deux démissionné et ont été libérés. Leur arrestation a provoqué un tollé international, le bloc des 15 nations a également mis en garde contre la réimposition de sanctions contre le pays; tout comme les États-Unis et l’ancien maître colonial de la France.

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On craint néanmoins que les sanctions ne déstabilisent davantage la nation de 19 millions de personnes frappée par la pauvreté, qui lutte contre une insurrection djihadiste brutale depuis 2012, le président français Emmanuel Macron a, de son côté, averti, dans une interview au Journal du dimanche, que Paris « ne resterait pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ou de transition ».

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