Politique

La France accuse la Russie de « s’emparer du pouvoir » en Centrafrique

La France accuse la Russie de "s'emparer du pouvoir" en Centrafrique

La France a accusé, vendredi, la Russie de faire des efforts pour « s’emparer du pouvoir » en République centrafricaine, par l’intermédiaire de ses mercenaires, cela est venu sur les lèvres du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dans des déclarations qu’il a faites à la chaîne locale BFM.

« En République centrafricaine, il existe une forme de prise du pouvoir, notamment militaire, par des mercenaires russes », a déclaré Le Drian, il a ajouté : « Nous combattons cela et nous l’avons incité à prendre des mesures pour retirer un certain nombre de nos militaires », évoquant la suspension du soutien militaire français à « l’Afrique centrale » pour sa « coopération avec les mercenaires russes », Le Drian a souligné qu »il y a des responsables russes, assiégeant le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, et exploitant les richesses du pays ».

Et plus tôt en juin, Paris a suspendu son aide militaire et financière à l’Afrique centrale, accusant cette dernière de « complicité » dans une campagne de désinformation anti-française soutenue par la Russie, et mardi, la chaîne américaine « CNN » a accusé les forces russes, qu’elle a qualifiées de « mercenaires », d’avoir commis des crimes de guerre en République centrafricaine, sans préciser l’identité des victimes ni la nature des violations dans le détail, les relations de la République centrafricaine avec Moscou remontent à 2018, lorsque la Russie a envoyé 5 officiers militaires et 170 instructeurs, pour aider à former ses forces armées.

En décembre dernier, Moscou a envoyé 300 entraîneurs militaires en Centrafrique, pour soutenir Touadera, menacé par les rebelles.

La République centrafricaine a sombré dans le chaos en mars 2013 lorsque les forces armées de l’alliance « Séléka », majoritairement musulmanes, ont évincé le président François Bozizé, soutenu par les milices chrétiennes « anti-balaka » soutenues par la France.

  L'Éthiopie appelle l'Union africaine à arrêter "immédiatement" l'enquête sur les incidents du Tigré
Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top