Politique

Deux personnes ont été tuées lors de violentes manifestations contre le report des élections présidentielles au Sénégal

Deux personnes ont été tuées lors de violentes manifestations contre le report des élections présidentielles au Sénégal

Les autorités sénégalaises ont annoncé qu’un étudiant avait été tué dans la ville de Saint Louis, située au nord du pays, lors de violentes manifestations contre le report de l’élection présidentielle. La presse rapportait également qu’un vendeur ambulant avait été tué après avoir été abattu par des gendarmes dans une gare au sud-ouest de la capitale, Dakar, alors que les autorités sénégalaises n’ont pas confirmé la validité de cette information.

Le ministère sénégalais de l’Intérieur a déclaré dans un communiqué avoir reçu des informations sur le décès de l’étudiant Alpha Yero Tounkara et avoir ouvert une enquête à ce sujet, mais a nié l’implication de ses forces dans sa mort. Elle a ajouté : « Les forces de défense et de sécurité ne sont pas intervenues pour maintenir l’ordre sur le campus universitaire où le décès est survenu », le jeune homme, Modou Gueye, 23 ans, est décédé après avoir été touché par une balle de la police dans l’abdomen. La victime était un vendeur ambulant à Kolobani (quartier populaire au sud-ouest de la capitale Dakar), où il faisait le commerce du T- chemises et drapeaux, son frère, Dami Gueye, a déclaré à l’Agence France-Presse : « Deux grenades lacrymogènes ont été tirées, puis nous nous sommes dirigés vers la gare de Kolobani pour revenir. » Il a ajouté : « Là, un gendarme a pointé une balle dans le ventre de mon frère. » Il a ajouté : « Il a subi deux opérations chirurgicales dans la nuit, mais malheureusement il est décédé le matin des suites de ses blessures».

Cela survient dans le contexte de violents affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants à Dakar, la capitale du pays, et dans d’autres villes, lors des premiers troubles généralisés dus au report d’élections dont beaucoup craignent qu’elles ne provoquent une déstabilisation pour une longue période, à Dakar, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de manifestants qui tentaient de se rassembler aux abords de la place de la Nation, lors d’une journée qui constituait un test de l’équilibre des pouvoirs entre les autorités, la société civile et l’opposition. Les autorités ont également coupé l’autoroute et des axes importants, et fermé tous les accès à la Place de la Nation.

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