Politique

Mousseveni remporte une nouvelle élection présidentielle en Ouganda et l’opposition l’accuse de fraude

Le président ougandais de longue date, Yoweri Museveni, a été déclaré vainqueur écrasant de l’élection présidentielle ougandaise, prolongeant ainsi son règne pour un cinquième mandat après un scrutin marqué par des violences et des accusations de fraude massive. Ce résultat offre à Museveni, âgé de 81 ans, la victoire décisive qu’il recherchait pour consolider sa position politique, alors que les spéculations s’intensifient autour de sa succession. La commission électorale ougandaise a annoncé, lors d’une cérémonie organisée samedi dans la capitale Kampala, que Museveni avait obtenu environ 72 % des voix. Son principal adversaire, le chanteur devenu homme politique Bobi Wine, a recueilli 24 % des suffrages.

Bobi Wine a dénoncé une fraude généralisée lors de ce scrutin qui s’est déroulé sous coupure internet, mesure justifiée par les autorités comme nécessaire pour « empêcher la désinformation ». Il a appelé ses partisans à manifester. Sa localisation restait inconnue samedi, après qu’il a déclaré avoir échappé à une descente militaire à son domicile. Des proches ont confié à l’agence Reuters qu’il se trouvait toujours en Ouganda et en liberté. Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a publié sur X :

« La nuit dernière a été extrêmement difficile chez nous… L’armée et la police ont fait irruption. Ils ont coupé l’électricité et endommagé certaines caméras de surveillance ».

Il a ajouté : « Je tiens à confirmer que j’ai réussi à leur échapper. Je ne suis actuellement plus à la maison. » Il a précisé que son épouse et d’autres membres de sa famille étaient assignés à résidence. Un grave incident violent a été signalé dans les heures qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote : la police a indiqué que sept personnes avaient été tuées et trois blessées dans le centre de l’Ouganda après que ses agents ont ouvert le feu en légitime défense contre des « voyous » de l’opposition organisés par le député local Muwanga Kivumbi. Ce dernier a démenti cette version et affirmé que dix personnes avaient été tuées par les forces de sécurité à l’intérieur de sa résidence.

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