Politique

Le président camerounais annonce une modification du calendrier électoral

Dans son discours traditionnel pour la Journée de la jeunesse, le président camerounais Paul Biya a annoncé un « léger ajustement » du calendrier des élections législatives et municipales, pour lesquelles la commission électorale devait se réunir en février. Cette décision intervient après un premier report des élections. Initialement prévues l’année dernière, elles avaient été reportées au début de l’année 2026, prolongeant ainsi l’état d’urgence dans le pays. Cette modification n’a pas surpris les acteurs politiques, dont certains estiment que la tenue de la réunion de la commission électorale à la date initialement prévue aurait raccourci le mandat des parlementaires, prolongé l’année dernière jusqu’au 31 mars 2026. La prochaine session parlementaire est prévue le 10 mars.

Sur le plan politique, cette décision a suscité des interrogations chez Cabral Libé, président du Congrès national du Cameroun (CNCP) et député. Il s’est dit surpris que de nouvelles élections présidentielles n’aient pas été convoquées seulement trois mois après les précédentes, arguant qu’une telle mesure n’aurait de sens que si des réformes fondamentales, telles que la révision de la Constitution et de la loi électorale, étaient présentées au Parlement afin de remédier aux contestations post-électorales. À l’inverse, le Mouvement démocratique populaire (MPM), parti au pouvoir, a salué le report, le jugeant pleinement conforme à la Constitution. Grégoire Owona, secrétaire général adjoint du parti, a confirmé que certains Camerounais avaient déjà réclamé un report, tandis que d’autres envisageaient un boycott.

Le président Biya a justifié le report en invoquant un cas de « force majeure », sans plus de précisions. De son côté, Hiram Eyodi, le plus jeune candidat à la dernière élection présidentielle, s’est inquiété du fait que la véritable raison du report soit liée à la capacité de l’État à financer le processus électoral. Le Mouvement pour la reconstruction du Cameroun (MRC), qui avait annoncé officiellement son retour à la compétition électorale après avoir boycotté les élections de 2020, n’a pas encore publié de déclaration officielle à ce sujet. Selon des sources internes, le parti de Maurice Kamto attend la publication d’une procédure officielle avant de communiquer sa position définitive.

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