Politique

L’Union africaine discute des conflits et des coups d’État militaires avant le sommet d’Addis-Abeba

Le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, a accueilli le début des réunions des ministres africains des Affaires étrangères, marquant le lancement des derniers préparatifs du 39e sommet de l’Union africaine. L’ordre du jour est chargé de questions politiques, sécuritaires et économiques, témoignant de l’ampleur des défis auxquels le continent est confronté. Les sessions du Conseil exécutif de l’Union africaine ont porté sur les questions de paix et de sécurité dans plusieurs zones de tension, notamment les conflits en cours au Soudan, en Somalie, en Libye et en République démocratique du Congo, ainsi que sur les répercussions des coups d’État militaires et des changements anticonstitutionnels survenus dans plusieurs pays africains ces dernières années.

Six pays africains restent suspendus des activités de l’Union, tandis que l’organisation continentale recherche des solutions pour rétablir la stabilité et la légitimité constitutionnelle. Outre les questions de sécurité, les enjeux économiques et de développement ont occupé une place importante dans les discussions, les ministres s’efforçant d’élaborer des stratégies communes pour relever les défis liés à la croissance et atténuer l’impact des crises successives qui ont pesé sur les nations du continent. Lors de son discours d’ouverture, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a souligné que le thème du sommet de cette année, axé sur l’eau et l’assainissement, reflète une priorité stratégique pour le continent. Il a appelé à considérer l’eau comme une ressource partagée qu’il convient de préserver, notamment face à l’accélération du changement climatique.

Il a insisté sur le fait que cette ressource vitale peut être un vecteur de rapprochement et de réconciliation entre les nations et les peuples africains, plutôt qu’une source de conflit. Les réunions des ministres des Affaires étrangères sont considérées comme le moteur politique de l’Union africaine ; c’est là que sont élaborés les accords et que les projets et décisions sont discutés avant d’être soumis aux dirigeants africains pour adoption lors du prochain sommet. Ces réunions devraient contribuer à forger des positions communes sur les questions urgentes, ouvrant la voie à des décisions reflétant les aspirations du continent à la stabilité, au développement et au renforcement de la coopération africaine.

  Bénin : L’ancien président Boni Yayi accuse le gouvernement d’un « plan d’exclusion de l’opposition »
Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top