La République centrafricaine est entrée dans une nouvelle phase de son processus électoral avec le lancement de la campagne pour le second tour des élections législatives, ainsi que le vote partiel dans les circonscriptions concernées. Cette étape est considérée comme cruciale pour la formation du Parlement et la consolidation de la représentation politique dans le pays. Ce second tour intervient environ deux mois après l’annonce des résultats du premier tour, qui s’est tenu le 27 février. Certaines forces politiques, notamment le Rassemblement républicain pour la défense de la Constitution (RRAD), maintiennent leur boycott du processus électoral, refusant de participer aux élections précédentes, y compris l’élection présidentielle prévue le 28 décembre.
Conformément au calendrier électoral, le second tour se déroule dans 46 circonscriptions, auquel s’ajoutent des votes partiels dans 10 autres. Cette étape revêt donc une importance capitale pour de nombreux électeurs qui y voient l’occasion de garantir la continuité de la représentation parlementaire et le respect de la volonté populaire. Sur le terrain, la campagne électorale bat son plein. Les candidats organisent des rassemblements publics et des réunions locales pour tenter de rallier des soutiens et de gagner des voix, dans un climat de forte concurrence qui témoigne de l’importance de ce scrutin pour la construction du paysage politique futur. Malgré cette activité, des difficultés et des inquiétudes concernant le processus électoral ont émergé. Des observateurs, dont le Réseau Arc-en-ciel, ont appelé à des améliorations de l’organisation électorale, exhortant la Commission électorale nationale à remédier aux dysfonctionnements constatés lors des élections de décembre dernier.
Parmi les problèmes les plus importants soulevés figurent l’absence de certains électeurs sur les listes électorales, une pénurie de matériel logistique dans plusieurs bureaux de vote et des restrictions imposées à certains représentants de partis politiques. Autant d’éléments qui interrogent la capacité de l’organisation à mener à bien le processus électoral. De leur côté, les autorités s’efforcent de rassurer le public. Le président de la Commission électorale nationale, Mathias Barthélémy Morouba, a affirmé que toutes les mesures nécessaires avaient été prises pour garantir l’intégrité et la transparence du vote.