Politique

Le Tchad décrète l’état d’urgence dans la région du lac Tchad après les attaques de Boko Haram

Le Tchad a décrété l’état d’urgence pour une durée de 20 jours dans la région du lac Tchad, à l’ouest du pays, suite à une série d’attaques meurtrières perpétrées par des militants de Boko Haram contre des positions militaires tchadiennes. Ces attaques ont fait des dizaines de morts et de blessés parmi les soldats, faisant craindre une reprise des violences dans le bassin du lac Tchad. Dans un décret officiel publié jeudi soir, le gouvernement tchadien a annoncé que l’état d’urgence serait en vigueur du 7 mai à minuit au 27 mai. Il couvre l’ensemble de la région du lac Tchad et prévoit des mesures exceptionnelles telles que la fermeture des frontières, un couvre-feu et un renforcement des contrôles de sécurité sur les déplacements dans la zone.

Le porte-parole du gouvernement, Kassim Sharif, a expliqué lors d’une allocution télévisée que cette décision vise à « permettre aux autorités sécuritaires et militaires d’agir rapidement face aux menaces terroristes ». Il a ajouté que les mesures exceptionnelles comprennent « l’instauration d’un couvre-feu, la détention provisoire des suspects et l’interdiction de la circulation des personnes, des véhicules, des motos et des vedettes rapides ». L’état d’urgence a été déclaré suite à deux attaques revendiquées par des éléments liés à Boko Haram, visant des positions militaires tchadiennes dans la région du lac Tchad. Les autorités ont annoncé qu’au moins 26 soldats ont été tués. L’attaque la plus meurtrière a eu lieu lundi soir lorsque des hommes armés ont pris d’assaut la base militaire de Barka Toloroum, située sur une île du lac.

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De violents échanges de tirs ont éclaté entre les assaillants et les forces gouvernementales. L’armée a confirmé que l’attaque a fait au moins 23 morts et 26 blessés parmi les soldats, avant que les forces gouvernementales ne repoussent les assaillants et ne lancent une vaste opération de recherche dans la zone. Selon le communiqué militaire, un village proche du lieu de l’attaque a été incendié et pillé. Le bilan précis des victimes civiles n’est pas encore disponible et les activités des ONG ont été temporairement suspendues en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région.

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