Politique

Le M23 en tête des groupes les plus violents dans l’est de la RDC

Selon le dernier rapport de l’Indice de sécurité du Kivu, le mouvement M23 figure une fois de plus en tête de la liste des groupes armés les plus responsables d’actes de violence contre les civils dans l’est de la République démocratique du Congo, malgré une baisse du nombre total d’incidents sécuritaires en juin. Parallèlement, les Forces démocratiques alliées (ADF) continuent d’étendre leurs opérations à de nouvelles zones, ce qui témoigne d’une évolution de la nature des menaces sécuritaires qui pèsent sur la région. Ce rapport, qui analyse la situation sécuritaire dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, indique que le nombre d’incidents sécuritaires a diminué de 19 % en juin, passant de 305 en mai à 247.

Cependant, d’après le rapport, cette baisse ne s’est pas traduite par une amélioration de la protection des civils, la région ayant connu une recrudescence des attaques visant la population. Le rapport, établi par l’Institut congolais Iputili, indique que le Mouvement M23 a été le groupe armé le plus meurtrier contre les civils au cours du mois, ses attaques ayant entraîné la mort d’au moins 114 civils et l’enlèvement de 17 autres personnes, principalement dans les régions de Masisi et de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. Le rapport ajoute que le mouvement a mené des attaques de représailles contre des civils accusés de collaborer avec la milice Wazalindo ou les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ce qui a contribué au nombre élevé de victimes civiles malgré une diminution du nombre d’incidents sécuritaires enregistrés.

  8 morts dans un glissement de terrain dans l'est de la République démocratique du Congo

Parallèlement, les Forces démocratiques alliées (FDA) ont poursuivi leurs attaques armées, étendant leur déploiement à la province du Haut-Uele, en dehors de leurs zones d’influence traditionnelles, ce qui suscite des inquiétudes quant à l’élargissement de l’étendue des menaces sécuritaires dans l’est du pays. Dans la province d’Ituri, le rapport note une diminution des violences attribuées au Congrès pour la révolution populaire (CRP) depuis la déclaration du cessez-le-feu en mai dernier. Il a expliqué que le groupe avait entamé des négociations avec le gouvernement congolais, sous la médiation de l’Ouganda, une initiative susceptible d’apaiser les tensions dans la région.

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