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L’OMS lance une nouvelle initiative pour arrêter la propagation des moustiques porteurs du paludisme en Afrique

L'OMS lance une nouvelle initiative pour arrêter la propagation des moustiques porteurs du paludisme en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé a lancé jeudi une nouvelle initiative visant à stopper la propagation du moustique porteur du paludisme en Afrique, l’espèce Anopheles stephensi, l’organisation avait identifié – dans un avertissement publié en 2019 – la propagation de ce type de moustique comme une menace majeure pour les efforts de contrôle et d’éradication du paludisme – en particulier en Afrique, où la maladie est répandue.

Bien qu’originaire de certaines parties de l’Asie du Sud et de la péninsule arabique, Anopheles stevensii a étendu sa portée au cours de la dernière décennie, avec sa présence signalée à Djibouti (2012), en Éthiopie, au Soudan (2016), en Somalie (2019) et au Nigéria (2020).

La nouvelle initiative de l’OMS vise à soutenir une réponse régionale efficace à cette espèce de moustique sur le continent africain grâce à une approche en cinq volets :

Surveillance renforcée pour déterminer l’étendue de l’infection par Anopheles et son rôle dans la transmission ;

Améliorer l’échange d’informations sur la présence de moustiques et les efforts pour les contrôler;

L’élaboration d’orientations pour les programmes nationaux de lutte contre le paludisme sur les approches appropriées pour lutter contre les anophèles ;

Prioriser la recherche pour évaluer l’effet des interventions et des outils contre Anopheles stevensi, contrairement aux autres principaux moustiques vecteurs du paludisme en Afrique, cette espèce prospère dans les zones urbaines, avec plus de 40 pour cent de la population africaine vivant en milieu urbain, l’invasion et la propagation d’Anopheles stefensei pourraient constituer une menace majeure pour le contrôle et l’éradication du paludisme dans la région.

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Mais la surveillance généralisée du vecteur en est encore à ses balbutiements, et davantage de recherches et de données sont nécessaires de toute urgence, selon l’agence de santé des Nations Unies, le Dr Jan Kolasinski, qui dirige l’Unité de lutte antivectorielle et de résistance aux insecticides du Programme mondial de lutte contre le paludisme de l’OMS.

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