Société

« Foreign Policy » classe le Soudan comme la pire crise humanitaire oubliée au monde

La revue américaine « Foreign Policy » a classé la crise soudanaise comme la plus grande catastrophe humanitaire que le monde ait connue au cours de l’année en cours, avertissant des conséquences de l’ignorance des crimes commis là-bas et de la consolidation d’une culture d’impunité dans un conflit qui ravage le corps du pays pour la troisième année consécutive. La revue a expliqué dans son rapport annuel que le Soudan vit une tragédie humaine indescriptible, où la guerre a causé des pertes humaines énormes et des déplacements massifs à grande échelle, laissant de larges secteurs du peuple soudanais affronter un risque aigu de famine.

Le rapport a également souligné des atrocités sur le terrain qui ont atteint un niveau tel que les fosses communes et les traces de destruction sont clairement visibles via des images satellites depuis l’espace. De même, la revue a mis en lumière les accusations internationales portées contre les Forces de soutien rapide pour avoir commis des crimes de génocide, particulièrement après la chute de la ville d’El Fasher au Darfour, et les opérations de ciblage systématique des civils qui ont suivi. Le rapport a critiqué ce qu’il a appelé l’« indifférence internationale » envers ce qui se passe au Soudan par rapport à d’autres crises mondiales, notant que le conflit est toujours classé comme une « guerre oubliée ».

Sur le plan de l’analyse politique, « Foreign Policy » a observé un changement dans les positions des forces civiles et des activistes de la démocratie qui ont exprimé un soutien croissant à l’armée soudanaise, considérant leur engagement dans cette voie comme une nécessité urgente pour faire face aux menaces qui touchent la souveraineté de l’État et son existence. Les analyses publiées ont également insisté sur la nécessité d’exercer une pression réelle sur les parties régionales soutenant le conflit et d’arrêter les lignes d’approvisionnement qui alimentent la machine de guerre. La revue a conclu son rapport par un appel à activer les outils de documentation criminelle via les technologies modernes et les renseignements open-source, affirmant que l’arrêt de la violence représente une priorité absolue, mais que la documentation des preuves pour garantir que les criminels soient traduits en justice internationale reste l’étape essentielle pour assurer que ces atrocités ne se répètent pas et pour mettre fin à l’ère de l’impunité sur le continent africain.

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