Société

Directrice d’Oxfam : La baisse du soutien menace la vie des réfugiés soudanais au Tchad

Shabnam Baloch, directrice d’Oxfam au Soudan du Sud, a alerté sur la baisse continue du soutien international aux réfugiés soudanais, ce qui compromet la capacité des organisations humanitaires à répondre à leurs besoins urgents et croissants. Dans un entretien accordé à Al Jazeera, elle a ajouté que la capacité d’Oxfam à fournir de l’eau et des services de santé est passée de 10 000 personnes par mois à seulement 300 à 400 ces derniers mois, révélant un grave déficit de financement qui met en danger la vie de centaines de milliers de personnes. Elle a souligné que 1,3 million de personnes avaient franchi la frontière soudanaise d’ici fin 2025, dont 600 000 réfugiés soudanais, auxquels s’ajoutent des Sud-Soudanais de retour au Soudan qui avaient cherché refuge au Soudan.

Environ 100 000 personnes franchissent la frontière chaque jour, exerçant une pression immense sur les communautés d’accueil, déjà fragilisées par des conflits internes et qui peinent à satisfaire leurs besoins fondamentaux. Baloch a lancé un appel urgent à la communauté internationale pour qu’elle ne perde pas espoir face à la situation humanitaire catastrophique de ces personnes, et a appelé à la solidarité envers les réfugiés et les communautés d’accueil, parallèlement, Fadl Abdel-Razzaq, correspondant d’Al Jazeera, en reportage depuis le camp de Tina, à la frontière entre le Tchad et le Soudan, a constaté l’aggravation des besoins urgents des réfugiés et l’afflux croissant de réfugiés soudanais.

Il a expliqué que le gouvernement tchadien, en partenariat avec le HCR et le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies, a lancé un appel de fonds d’environ un milliard de dollars pour venir en aide à près de 3,5 millions de personnes. Environ 65 % de cette somme sont alloués aux réfugiés soudanais de l’est du Tchad, majoritairement des femmes et des enfants, dont quelque 2,9 millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë. Le directeur d’Oxfam a souligné que les femmes et les enfants représentent 60 % de la population réfugiée et constituent le groupe le plus vulnérable dans cette situation. Les femmes enceintes vivent dans des conditions extrêmement difficiles, avec un accès limité aux soins de santé, tandis que les enfants n’ont actuellement pas accès à l’éducation.

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