Dans une histoire qui rappelle étrangement le célèbre film « Le Terminal », un jeune Soudanais est bloqué à l’aéroport d’Istanbul depuis janvier 2026. Au lieu d’être un simple lieu de transit, l’aéroport est devenu son foyer, à l’image du film culte avec Tom Hanks. L’histoire a commencé le 20 janvier, lorsque Mohamed Mustafa s’est retrouvé coincé entre les terminaux et les salles d’attente, face à des panneaux d’affichage qui n’affichaient pas son nom. Contrairement au film, il n’y a pas de fin en vue, seulement de longues journées d’attente et d’angoisse. Mohamed a raconté son terrible calvaire pour la première fois dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux par le journaliste soudanais Hussein Ali. Il décrit son expérience comme amère et douloureuse, détaillant ses souffrances quotidiennes et l’impact psychologique de la crise.
Malgré la possession de tous les documents officiels nécessaires, ses papiers n’ont pas permis de contourner les politiques strictes des compagnies aériennes concernant les arrivées de pays en guerre. Voyager était devenu un véritable fardeau pour lui. Mohammed a confirmé avoir réservé légalement son vol auprès de Turkish Airlines, à leur agence de Kampala, en Ouganda. Il y a présenté tous les documents requis, notamment son passeport, ses visas et son carnet de vaccination. Tous les documents ont été officiellement vérifiés avant le paiement, établissant ainsi un contrat de transport légal entre lui et la compagnie aérienne. Il a expliqué que son voyage comportait plusieurs itinéraires, notamment des vols avec Turkish Airlines et une autre compagnie caribéenne, avant d’atteindre sa destination finale, Trinité-et-Tobago, pour rejoindre ses grands-parents, citoyens de ce pays.
Cependant, le jour de son départ, le jeune homme a été stupéfait de se voir refuser l’embarquement, non pas pour cause de documents manquants ou d’infraction à la loi, mais en raison d’« évaluations et de probabilités de précaution » concernant les arrivées en provenance de pays ravagés par la guerre et les conflits. À partir de ce moment, la tragédie a commencé. Une mesure de précaution de routine et temporaire s’est rapidement transformée en une véritable crise humanitaire.