Société

Oran : La fin de « Maandekch », ce prédateur numérique qui envoyait nos enfants au casse-pipe

Il se croyait intouchable derrière son écran, distillant son venin social pour transformer des adolescents en chair à canon pour les gangs. Le sinistre individu surnommé « Maandekch » vient de tomber. Retour sur la fin de parcours d’un influenceur de la délinquance qui a fait du chaos son fonds de commerce.
C’est un ouf de soulagement pour les familles d’Oran, mais le mal est déjà profond. La police judiciaire a enfin mis la main sur celui qui se faisait appeler « Maandekch » (littéralement « Tu n’as rien »), un alias qui masquait en réalité une stratégie de recrutement d’une perversité absolue.
Le recrutement de la misère
« Maandekch » s’était spécialisé dans le cyber-recrutement de mineurs. Son mode opératoire ? Un lavage de cerveau numérique. En utilisant les codes de la rue et un discours de rébellion factice, il vendait aux plus vulnérables l’illusion d’une « puissance » par le crime. Pour cet individu, nos quartiers n’étaient que des réservoirs de recrues destinées à alimenter des guerres de gangs absurdes.
La glorification de la voyoucratie
Ce qui est le plus révoltant dans ce dossier, c’est l’utilisation cynique de TikTok et Facebook pour ériger la violence en vertu. Sous ses ordres virtuels, des jeunes en quête d’identité ont été poussés à la délinquance pour « prouver leur valeur ». « Maandekch » ne se contentait pas de parler : il théâtralisait l’insécurité, faisant de chaque affrontement entre quartiers un spectacle macabre pour générer des vues et de l’influence.
Une réponse pénale qui doit être exemplaire
L’arrestation de ce personnage par les services de cybercriminalité de la sûreté de wilaya d’Oran n’est que la première étape. Face à ce terrorisme social qui s’attaque à la racine même de la nation — sa jeunesse — la clémence n’a plus sa place. L’heure est à la fermeté absolue contre ces « nouveaux généraux de la rue » qui restent bien au chaud derrière leurs smartphones pendant que des mineurs gâchent leur avenir en prison ou à l’hôpital.
La chute de « Maandekch » doit servir d’avertissement : l’impunité numérique est terminée. Mais une question demeure : combien d’autres ombres rôdent encore sur nos écrans, prêtes à sacrifier nos enfants pour un clic ?

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